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TECH.GOUV : le programme pluriannuel dévoilé par la DINSIC

Alors que l’année 2019 touchera bientôt à sa fin, la Direction interministérielle du numérique a publié le mercredi 2 octobre la feuille de route 2019-2021 baptisée TECH.GOUV.

L’évolution… dans la continuité

Loin d’être une annonce de disruption, la feuille de route confirme l’évolution dans la continuité, tout en esquissant quelques nouveaux axes de travail importants d’ici la fin du quinquennat. Objectif ? « Replacer le France dans le peloton de tête des Etats numériques » selon les mots de Nadi Bou Hanna, Directeur interministériel du numérique.

Si la simplification, l’inclusion et la maîtrise des dépenses publiques sont parmi les premiers enjeux de cette stratégie, l’attractivité de l’Etat-employeur, la maîtrise de la sécurité numérique et la cocréation sont également mises en avant.

Une feuille de route qui met le citoyen au centre

Concrètement, la stratégie se décompose en 8 missions et 35 actions prioritaires (cf. tableau fourni à la fin de l’article). Au sein de ce portefeuille de projets, 6 éléments peuvent être relevés en particulier par leur caractère novateur ou leur impact sur les administrations ou citoyens :

  • Mise en place d’une « Datapedia » : la plateforme commune d’échange de données inter-administrations aura pour objectif de standardiser et de généraliser les flux de données dans l’esprit « Dites-le nous une fois ».
  • Son pendant, le dossier numérique citoyen sera une petite révolution à lui seul car un citoyen pourrait consulter à termes toutes ses interactions, directes et indirectes, avec les administrations ! Au-delà de la complexité technique de mise en œuvre, cette agrégation des données personnelles posera sans doute des questions déontologiques, voire juridiques.
  • Perspective d’une carte nationale d’identité électronique (CNIe) en tant que fournisseur d’identité de FranceConnect pour permettre l’authentification pour les démarches nécessitant un niveau de sécurité le plus élevé. Les cas d’usage ne sont pas encore dévoilés, mais on peut songer à des démarches liées à l’état civil, des échanges avec les juridictions ou… la consultation du dossier numérique citoyen.
  • « Vitam as a service » : la mise à disposition du SAE de l’Etat pour gérer la fonction d’archivage dans les processus internes des administration remet sérieusement en question les différents projets menés au niveau local par les collectivités ou les agences de mutualisation. Toutefois, il n’est pas clairement indiqué si l’archivage intermédiaire et l’archivage définitif seront tous les deux couverts.
  • Est exprimé également le souhait de généralisation de FranceConnect Entreprise, renommée en ProConnect.
  • Enfin une démarche complète de labellisation de produits et services informatiques pour les administrations sera engagée.

Pour télécharger la feuille de route complète, c’est par ici. Évoluant dans le cadre agile et soumis à des contributions de chaque ministère, le programme TECH.GOUV est à suivre de très près. D’autant que les collectivités territoriales sont invitées à y contribuer en développant de manière volontariste les offres de service « gommant les découpages administratifs ».